Sous emprise : « Un père est censé aimer inconditionnellement sa fille. Le mien me détruit »

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Sous emprise

Les violences psychologiques sont aussi anciennes que l’humanité. Domination, manipulation et dépendance. Dans les années 2000, on parlait de pervers narcissiques. Aujourd’hui, on parle de toxicité ou d’emprise, mais rien n’a changé. Quels sont les mécanismes d’assujettissement mental ? Qui prend l’ascendant sur l’autre et comment ? « L’Obs » répond à travers plusieurs histoires : entre une mère et sa fille, deux meilleures amies, un patron et son salarié ou un curé et sa paroissienne. Pour témoigner, contactez [email protected] Retrouvez l’intégralité des huit épisodes, au fur et à mesure, sur notre site.

A 27 ans, Camille (les prénoms ont été modifiés) est cheffe de projet à Bordeaux. La jeune femme au long carré brun et aux yeux clairs se décrit comme une personne empathique, souriante, toujours disponible pour ses proches.

A partir d’ici, c’est Camille qui raconte :

En apparence

« Mon père, Pierre, a 57 ans, la peau mate et la boule à zéro. Les gens l’adorent, parce qu’il est très à l’écoute et charismatique. Il travaille dans l’aéronautique. C’est souvent lui qui vient nous chercher, mon petit frère et moi, à l’école, donc nous passons beaucoup de temps ensemble.

Nous résidons dans un lotissement neuf, où les voisins du même âge forment une grande bande de copains. Jusqu’au jour où une vague de divorces frappe le quartier, même les meilleurs amis de mes parents. Je souffre de consta

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