PPDA et le « coup du plateau » : « Il vous retrouvera dans son bureau »

Une femme entre dans la majestueuse tour TF1 située aux portes de Paris, à Boulogne-Billancourt. La nuit est tombée et, dans quelques minutes, Patrick Poivre d’Arvor présentera la « grand-messe du 20-heures », le journal télévisé le plus suivi de France. La visiteuse n’y participe pas, elle a juste été conviée à y assister. Elle est autrice, comédienne ou encore journaliste, venue parler de ses écrits ou de sa carrière avec cet homme qu’on dit « puissant » et « influent », notamment dans les cercles littéraires. L’issue de l’entretien sera, selon elle, tout autre.

Sur une période s’étalant de 1981 à 2008 (date à laquelle PPDA a quitté TF1), d’abord à Antenne 2 mais surtout à TF1, au moins douze femmes déclarent être tombées dans un piège qu’Hélène Devynck, dans « Impunité » (Seuil), baptise « le coup du plateau ». Elle-même n’en a pas été victime, puisque le viol qu’elle dit avoir subi en 1993 aurait eu lieu au domicile du présentateur. Mais dans les récits des femmes que nous avons recueillis se dessinent en filigrane les contours d’un mode opératoire : celui d’un homme décrit par les policiers comme « un prédateur sexuel abusant de sa notoriété ».

Ce « coup du plateau », Aude Turpault-Darlet affirme l’avoir subi en 2002. Elle soupçonne même l’homme qu’elle accuse d’agression et de harcèlement sexuels d’avoir « préparé le terrain en amont ». Avant leur rencontre, il y avait eu plusieurs coups de fil pour parler du livre qu’elle venait de publier. Elle s’était sentie flattée, é

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