Pourquoi les filles sont plus touchées par l’anxiété et les phobies scolaires

Les lycéens et collégiens français vont mal, on l’a décrit en longueur dans le dossier de rentrée de « l’Obs ». Mais il faudrait rajouter un addendum : les lycéennes et collégiennes vont peut-être encore moins bien. Un long mois d’enquête dans trois établissements et toujours le même constat : si l’anxiété latente concerne à peu près tout type d’élève, ses formes les plus graves – troubles obsessionnels du travail et de l’alimentation, dépressions lourdes, automutilations voire passages à l’acte suicidaires – touchent d’abord et avant tout des jeunes filles.

C’est Jeanne et ses grands yeux bleus, à Blois (Loir-et-Cher), qui après avoir fui la conversation de groupe pendant une bonne heure, vient nous déballer toute son histoire : orgie de travail pendant le confinement, début de troubles alimentaires, puis, une fois le diagnostic de dépression posé, les digues qui lâchent, plusieurs mois d’hospitalisation et une rescolarisation à mi-temps compliquée :

« Je sais que j’ai besoin de me ménager mais en même temps, avec les aménagements d’horaires, j’ai l’impression de ne plus connaître personne et ça renforce encore ma peur de l’isolement. »

C’est Eva, tout aussi bonne élève que Jeanne – elle vient de décrocher son bac avec mention très bien – qui nous explique qu’elle a été « sauvée par Parcoursup », la plateforme nationale d’accès au supérieur qui, habituellement, fait tant trembler les lycéens.

« J’allais en cours mais je ne savais plus où j’étais, je ne reconnaissais pas les coul

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