Pourquoi il est si difficile d’arrêter de fumer la deuxième fois

« J’y pense absolument tout le temps. » Voilà exactement 15 jours, 8 heures et 26 minutes qu’Harmonie n’a pas touché une cigarette. « Le plus dur, c’est le matin, au moment de la pause. Du coup, j’ai décidé de bannir aussi le café de mon quotidien. Du moins, pour le moment », raconte cette commerciale de 42 ans, un sourire crispé affiché sur son visage. « Cette fois, j’aimerais tellement que ça marche. Pour ma fille, il serait temps que je fasse partie des gens intelligents. »

Si Harmonie est aussi inflexible avec elle-même, c’est probablement parce qu’elle n’en est pas à son premier arrêt de la cigarette. Avant celui-ci, il y en a eu d’autres. La première fois – et c’est un classique chez bien des femmes –, c’était en découvrant sa grossesse, il y a douze ans. Du jour au lendemain, « comme on arrête de boire de l’alcool ou de manger des sushis », Harmonie a cessé de fumer, sans substitut nicotinique ou autre. C’était un arrêt simple et évident. Les suivants ne l’ont plus jamais été.

Le souci, lorsqu’un ex-fumeur replonge dans les affres du tabac, c’est qu’il a parfois tendance à s’imaginer qu’il sera facile d’en sortir à nouveau. Après tout, il y est parvenu. Il connaît l’état de manque, n’est plus novice en la matière et a goûté, plus ou moins longuement, à la longue liste des bienfaits de ce sevrage : un souffle qui s’améliore, une haleine moins fétide, une jolie peau, un gain d’énergie, un risque AVC diminué, une sérénité retrouvée. Pourtant, cet état d’esprit peut s’avérer

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