Pétition contre le gynécologue Emile Daraï : « En quittant son bureau, je peux à peine marcher. J’ai l’impression d’avoir été violée »

« Il est urgent de le suspendre dans l’intérêt public. » Une pétition lancée vendredi 6 janvier par le collectif StopVOG, et qui a recueilli plus de 16 000 signatures en trois jours, demande la « suspension totale » du gynécologue Emile Daraï. Mis en examen en novembre pour « violences volontaires » sur 32 patientes, le médecin parisien a été mis en retrait de ses fonctions de chef de service et de responsable pédagogique et a interdiction de mener des consultations privées. En revanche, il est toujours habilité à en assurer dans le public.

Parmi les signataires de la pétition, il y a Aurélie, l’une des victimes présumées. Un jour de septembre 2021, alors qu’elle est au travail, elle reçoit un SMS d’une amie. « C’est pas lui ? » lit-elle. Aurélie clique machinalement sur le lien qui accompagne le message. Il s’agit d’un article évoquant un gynécologue « spécialiste de l’endométriose », exerçant à l’hôpital Tenon, à Paris (20e), accusé par plusieurs patientes d’avoir pratiqué sur elles des examens vaginaux et rectaux de manière brutale et sans consentement. A la lecture de l’article, Aurélie se liquéfie. Ce nom, celui d’Emile Daraï, est ineffaçable de son esprit. Celle qui fait partie des 32 plaignantes nous livre son témoignage.

« Déshabillez-vous »

« L’année 2012 a été celle où mes règles sont devenues hémorragiques. J’ai alors multiplié les frottis et autres examens complémentaires, mais longtemps, personne n’a été en mesure de m’indiquer la raison de ces maux. Personne ne m’a

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