Mozart, Mbappé ou Dostoïevski n’ont pas de talent : « Il n’y a rien de magique dans un parcours, tout s’explique »

Nous sommes obsédés par lui et, pourtant, nous ne détenons aucune preuve scientifique de son existence. Le talent serait cette qualité invisible mais constatable, à la croisée du don et de la pratique, dont seraient dotés quelques chanceux. A moins qu’il ne s’agisse d’un diamant brut offert à tous qu’il revient à chacun de découvrir puis de tailler par l’effort.

L’émission de télécrochet « La France a un incroyable talent », dont le concept est de dénicher la maestria d’un citoyen qui s’élèverait naturellement au-dessus de la masse, en est à sa 17e saison. Tandis que les parents sont toujours plus nombreux à courir chez les psychologues pour faire le bilan des capacités intellectuelles de leurs enfants ou à les inscrire à des activités extrascolaires pour faire fructifier leurs aptitudes sportives et artistiques.

Nos enfants sont-ils tous HPI ? Enquête sur une obsession contemporaine

Dans un essai pertinent, politique, pédagogique mais jamais réducteur, « Le talent est une fiction » (premier livre de la nouvelle collection « Nouveaux Jours » de Jean-Claude Lattès dédiée à la non-fiction), Samah Karaki, biologiste, docteure en neurosciences et fondatrice de l’ONG Social Brain Institute, s’est attaché à déconstruire ce mythe qui renforce les inégalités sociales. Entretien.

Le titre de votre livre est explicite : le talent est une fiction. Pourtant, certaines personnes semblent capables de réalisations exceptionnelles, sans se tuer à la tâche pour autant. Mozart, Madonna, Kylian Mba

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