Ma journée de néoféministe

Le matin, je détache mon compagnon qui dort dans la combinaison d’hôpital psychiatrique que j’ai trouvée, il y a un an, dans une poubelle devant Sainte-Anne. Si je ne l’attache pas avec des sangles, il prend trop de place dans le lit. Le « sleeping manspreading », on appelle ça chez nous les néoféministes. Avant #MeToo, quand le système patriarcal régnait encore à la maison, je dormais écrasée par lui, dans un espace-couloir de la largeur de mes cuisses. J’avais la sensation d’être en équilibre sur une poutre au-dessus de la mer. C’est fini, je m’étale.

Dans la salle de bains, j’allume la radio, mais comme on parle d’Iran, je détruis le poste. Je m’assois par terre. Sur mon téléphone, j’achète le dernier livre de Mélenchon pour une amie. Nous nous sommes rencontrées dans le sous-sol d’une mosquée radicalisée où, tous les mardis soir, les néoféministes et les islamistes dansent la capucine devant un buffet halal végane. J’en profite aussi pour aller voir où en est ma pétition

Dans le doute

Tous les jeudis

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite, profitez de nos offres dès 1€

En choisissant ce parcours d’abonnement promotionnel, vous acceptez le dépôt d’un cookie d’analyse par Google.

  • Paiement sécurisé
  • Sans engagement
  • Accès au service client

Lien source : Ma journée de néoféministe