L’emprise, vue par une autrice : « Maintenant, je me méfie de quelqu’un qui pourrit son ex »

Après avoir publié huit témoignages sur les relations d’emprise, « l’Obs » explore ce qui fait leur spécificité dans une série d’entretiens.

Dans son premier livre, « Tant pis pour l’amour. Ou comment j’ai survécu à un manipulateur » (Delcourt, 2019), l’illustratrice Sophie Lambda raconte ses neuf mois passés sous l’emprise d’un pervers narcissique. Elle retrace son idylle, qui a vite viré au cauchemar et l’a plongée dans une spirale infernale. La BD, qui décortique les mécanismes de l’emprise, est devenue une référence pour des milliers de femmes.

Pourquoi avez-vous décidé de raconter votre histoire dans une BD ?

Je n’avais jamais mis les pieds dans l’emprise avant de rencontrer Marcus. Naïvement, je ne savais pas que des gens aussi malsains pouvaient exister. J’étais abasourdie, démunie, en miettes. Alors, j’ai lu une dizaine de bouquins, sur le développement personnel, celui d’Isabelle Nazare-Aga sur « les Manipulateurs et l’amour » [Editions de l’Homme, 2013], j’ai écouté des podcasts, regardé des documentaires comme « Les pervers narcissiques, une violence invisible » de France 5, ou encore le film « A la folie », diffusé le 6 septembre sur M6.

Toutes ces recherches m’ont donné l’impression de disséquer un animal dont j’ignorais tout. C’était une manière presque scientifique de découper les bribes de mon vécu et de les ranger dans des petits classeurs. Mon irrépressible besoin de comprendre prenait un sens logique voire chronologique. Cependant, il manquait à mon sens un sup

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