« La solution à l’écoanxiété se trouve dans le collectif »

Juillet 2022. Sur les sentiers du massif des Ecrins, impossible de dissoudre l’urgence climatique dans l’insouciance de l’été, tant ses conséquences sont palpables. Dans l’un des villages posés face au glacier de la Meije, une habitante raconte avoir réalisé il y a trois ans l’ampleur du réchauffement climatique en constatant le recul de la langue glaciaire. L’émotion l’a renversée.

Au petit sommet de l’Aiguillon, trois ados discutent assis sur l’herbe, dos à la Meije. L’un prend un ton grave : « Voir la nature dépérir, je vous promets, ça me donne parfois envie de mourir. Et le pire, c’est qu’il y a des gens qui s’en foutent. »

Comme eux, un nombre croissant de Français ressentent de l’écoanxiété, que l’été 2022 a pu réveiller. Cette détresse, pouvant aller jusqu’à la dépression, recouvre un maelstrom d’émotions, de la peur à la tristesse, de la colère à la culpabilité.

« La peur du présent et du futur »

Elle n’est qu’une des multiples conséquences du dérèglement climatique sur le bien-être et la santé mentale, dont les pays du Sud sont les premières victimes. « L’écoanxiété, c’est la peur du présent et du futur », éclaire Laelia Benoit, pédopsychiatre et chercheuse à l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (Inserm) à Paris.

Selon une vaste étude internationale, publiée en 2021 par le journal scientifique « The Lancet Planetary Health », 45 % des 10 000 jeunes sondés âgés de 16 à 25 ans affirment que l’anxiété climatique affecte négativement leur vie quotidien

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