« J’avais les mains moites, qui tremblaient » : les paris sportifs en ligne, un jeu dangereux

Sur la télévision, un match de football. Sur l’écran du téléphone, les mots « pari gagné ». Le visage du propriétaire du portable, un jeune homme, s’illumine. Il raccompagne une femme, on comprend qu’il s’agit de sa mère, jusqu’à l’ascenseur de son immeuble sombre et mal entretenu. Il appuie sur le bouton, ce qui a pour effet d’envoyer cette femme à travers les nuages, jusque dans la première classe d’un avion en plein vol. Fin du clip. On lit « Tout pour la daronne » et « Grosse cote, gros gain, gros respect ». Comprenez : en pariant juste, vous pourrez sortir votre mère de sa classe populaire et gagner le respect de vos pairs.

En réalité, derrière la « grosse cote » se cache plus souvent l’addiction que les millions. Seulement 0,02 % des joueurs (soit 550 personnes) gagnent au moins 10 000 euros par an grâce aux paris sportifs – dont la version en ligne a été légalisée en 2010 en France –, tandis que 6 % des adeptes de jeux d’argent et de hasard ont des pratiques problématiques, selon une enquête de l’Observatoire des Jeux en 2019 [PDF]. Entre la reprise de la Ligue des Champions, ce mardi 6 septembre, et la Coupe du Monde de football en novembre-décembre, les accros aux paris vont vivre des semaines dangereuses.

Le jeu pathologique est reconnu comme une dépendance comportementale dans la dernière classification internationale des troubles mentaux (le DSM-5), et la Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites addictives (Mildeca) en a fait une de se

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite, profitez de nos offres dès 1€

En choisissant ce parcours d’abonnement promotionnel, vous acceptez le dépôt d’un cookie d’analyse par Google.

  • Paiement sécurisé
  • Sans engagement
  • Accès au service client

Lien source : « J’avais les mains moites, qui tremblaient » : les paris sportifs en ligne, un jeu dangereux