Gynécologie, ophtalmologie, pédiatrie : l’Aveyron, un Sahara médical ?

L’UFC-Que choisir a publié ce lundi 7 novembre une carte interactive de la fracture sanitaire. Qui révèle un Aveyron en cruelle pénurie de médecins spécialisés. On détaille.
 

Le constat dressé par l’UFC-Que Choisir est sans appel. Selon l’organisme de défense des consommateurs, en France, quelque 25 millions de personnes vivent dans un territoire où l’offre de soins est insuffisante. Près d’un quart des femmes (23,6%) vivent dans un désert médical en matière de gynécologie, et plus d’un quart des enfants (27,5%) vivent eux dans un désert médical en ce qui concerne la pédiatrie. Sans parler de l’ophtalmologie.

Saturés, les cabinets de médecins, généralistes comme spécialisés, ne prennent plus de nouveaux patients. Et malgré une poitique d’incitation à l’installation de nouveaux médecins dans les zones rurales plus propices à la désertification médicale, rien ne semble y faire, comme le démontre la carte interactive réactualisée de l’UFC-Que Choisir, et publiée ce lundi 7 décembre.

Spécialistes, les “oasis” en Aveyron

Ce que l’UFC-Que Choisir nomme la “fracture sanitaire” est criant si l’on se penche sur le cas de l’Aveyron. En termes de médecins généralistes, le département est peu ou prou à l’image du pays (2,6 % de personnes vivent dans un désert médical dans ce sens là, mais près d’un Français sur quatre n’a pas accès à un médecin généraliste à moins de 30 km de son domicile), et la situation varie de commune en commune. En revanche, pour ce qui concerne l’ophtalmologie, la pédiatrie et la gynécologie, la majeure partie de l’Aveyron, à commencer par Rodez, est en pénurie criante.

  • GYNECOLOGIE. En rouge, les communes en état de désert médical (au moins 60 % en dessous de la moyenne nationale d’accessibilité), les communes en rose étant en situation d’accès difficile (entre 30 et 60 % en dessous de la moyenne nationale). En bleu, les communes à moins de 30 % de la moyenne nationale, ou bien égales ou supérieures à cette moyenne.  En ce qui concerne la gynécologie, Rodez est en rouge et Millau en rose. Seuls surnagent Villefranche-de-Rouergue et Decazeville.
    Les
    Les “oasis” en gynécologie.
    Pixabay – Paul Diaconu
  • OPHTALMOLOGIE. Rodez s’en sort mieux dans cette spécialité, tout comme Villefranche-de-Rouergue et Millau, et les communes avoisinantes en profitent plus ou moins, mais tout le reste du département est dans le rouge. 
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    Les “oasis” en ophtalmologie.
    Pixabay – Paul Diaconu
  • PEDIATRIE. Pour la pédiatrie, Rodez et Villefranche-de-Rouergue se retrouvent en situation de désert médical. Difficile d’en dénicher un de libre dans un rayon de 45 minutes, surtout du Lévezou à l’Aubrac et à l’Ouest Aveyron où les solutions de repli se situent vers Figeac et Aurillac. Les seuls “oasis” aveyronnais dans ce domaine se situent autour de Millau et de Saint-Affrique.
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    Les “oasis” en pédiatrie.
    Pixabay – Paul Diaconu

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