« Elle sait qu’elle vient de mon ventre » : en France, cela fait six ans que des hommes à l’état civil peuvent tomber enceints

Publiée sur les réseaux sociaux le 17 août, une affiche destinée à la communication interne du Planning familial (elle figure dans ses salles d’attente parmi de nombreuses autres) se retrouve au centre de discours haineux et de débats fumeux. Sur le dessin en question, on voit un couple d’hommes assis sur un canapé, le regard amoureux et les mains posées sur le ventre rebondi de l’un des deux. On lit : « Au Planning, on sait que les hommes aussi peuvent être enceints ». Des personnalités politiques de droite et d’extrême droite, certains internautes et des féministes qui ne reconnaissent pas l’existence des personnes transgenres (dont l’identité de genre diffère du sexe assigné à la naissance) s’étranglent : « Non, un homme ne peut pas être enceint, c’est biologiquement impossible. »

Pourtant, depuis la loi de modernisation de la justice du XXIe siècle de 2016, il est tout à fait possible d’être un homme à l’état civil et de mener une grossesse. Une condamnation de la Cours européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a contraint la France à ne plus exiger des personnes trans qu’elles subissent une opération stérilisante pour obtenir l’autorisation d’un tribunal de changer de sexe à l’état civil. Depuis six ans officiellement, il existe bien des hommes enceints en France.

Congé « transernité »

« Elle sait qu’elle vient de mon ventre. » Il y a bientôt trois ans, Ali Aguado, homme transgenre, a accouché. En France, il est le premier à avoir été reconnu comme le père de l’enfant qu’il a

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